-- La figure dans le paysage (Paris 8) » 2011 » avril

Archives avril, 2011

Lothar Baumgarten à la Galerie Marian Goodman

Article publié le : Jeudi 28 avril 2011. Rédigé par : Xiaozhi Chen

L’artiste Lothar Baumgarten présente son œuvre Fragmento Brasil à la Galerie Marian Goodman jusqu’au 21 mai. Six projecteurs de diapositives synchronisés groupés en trois paires, deux projecteurs individuels additionnels, un total de 648 images projetées, trois sources visuelles et quatre versions créent une ambiance multiple culturelle…

http://www.mariangoodman.com/exhibitions/2011-04-09_lothar-baumgarten/

Réflexions sur le « vertige conversationnel » de l’image vidéo.

Article publié le : Mercredi 27 avril 2011. Rédigé par : Cindy Theodore

La séance du 27 avril fut très riche. Je vais tenter, ici, d’apporter des idées, des réflexions sur cette séance. L’ouverture de la séance s’est faite avec une citation de Raymond Bellour. Pour lui, il y a une différence entre l’image issue de la vidéo et celle issue du cinéma. Le « vertige » se trouve dans l’image vidéo. Il ajoute que « l’image vidéo est une des manifestations les plus vives de la pensée, avec ses sautes et son désordre ». Ainsi, l’image vidéo, c’est de la pensée. Secret for Sale d’Elodie Pong est magnifique et troublant à la fois. Le dispositif interactif permet aux visiteurs de laisser un de leur secrets sur bande vidéo. L’artiste l’achète ensuite (ou pas, car certains des individus le lui donnent). Elle filme aussi cette conversation qu’elle a avec ces inconnus. Certains de ces secrets sont bouleversants, d’autres sont vraiment « dingues » mais si humains. Car c’est ça l’important. Ils sont humains. Nous sommes, nous les regardeurs, touchés par ses témoignages. Cette approche de la conversation entre un artiste et un « inconnu » a également été réalisée par Shi Yong (artiste chinois). Dans Think Carefully, Where have you been yesterday [Réfléchissez bien, où étiez-vous hier], de Shi Yong, des individus sont interrogés par l’artiste lui-même et il les amène à se dévoiler de plus en plus. Certains témoignent à visage découvert, d’autres préfèrent être cachés. Ils témoignent de leur vie, de leurs sentiments, de ce qui les touche. L’artiste a interrogé des individus pendant deux mois et demi, soit une quarantaine de personnes et n’en a gardé qu’une quinzaine qui lui semblaient intéressantes. Shi Yong a volontairement été parfois « agressif », pour les pousser au plus profond d’eux-mêmes. Il avait, avant de les rencontrer, enquêté sur eux et sur leurs points faibles ou leurs activités illicites. Par exemple, Tao Huihua, travailleur à temps partiel, joue au mah-jong et parie beaucoup d’argent. Il a perdu 200 000 RMB (soit environ 22 000 euros) et ça fait vingt-quatre ans qu’il est membre du PCC. Il a déjà été arrêté par la police car c’est illicite de parier de l’argent. Li Li est devenue une prostituée à la suite d’un divorce. Elle n’avait pas de quoi vivre pour élever son enfant. En Chine, il n’y a pas d’aide lorsque les gens sont au chômage. Sans ressources, de nombreuses femmes finissent malheureusement par se prostituer, malgré le fait que cela soit interdit en Chine. Les femmes sont parfois dans des situations d’une extrême précarité. Ou encore, Zhand Da, fonctionnaire, a participé à la mise en place du site web du district de Wu Jin et le considère comme plus démocratique qu’un site du gouvernement. Il nous apprend qu’un de ses collègues s’est suicidé hier, qu’il ne comprend pas puisque qu’il faisait beau… Même si cela se veut être une succession d’interrogatoires, comme la police, Shi Yong nous dépeint une société avec ses tabous, ses cicatrices, ses désirs. La question « Where have you been yesterday ? » n’est finalement qu’un prétexte pour Shi Yong, les individus se dévoilent complètement et parlent de leur existence en général et non pas juste sur ce qu’ils ont fait la veille. Le spectateur n’est pas du côté du voyeur comme chez Xu Zhen avec Rainbow, il reçoit les témoignages de cette société.

Angels Camp d’Emmanuelle Antille un est « film à l’image d’une saga au cours de laquelle les protagonistes, mal adaptés au monde dans lequel ils évoluent, sont isolés dans un environnement sauvage et se constituent une mémoire ainsi qu’une famille recomposée ». Le parallèle que l’on peut faire avec la série vidéo de Yang Fudong m’a frappée. En effet, Yang Fudong, en 5 parties, a filmé l’errance de sept intellectuels dans Seven Intellectuals in a Bamboo Forest. Les liens entre vidéastes et musiciens sont aussi très forts. A Shanghai, Song Tao travaillait avec B6 (DJ), Liang Yue a utilisé une musique de Top Floor Circus.

Yasujiro Journey, de Faozan Rizal (artiste indonésien), raconte l’histoire de Yamada Yasujiro, pilote pour l’armée japonaise qui s’est écrasé en 1942. Son petit fils retourne sur ses traces des années après. Le lien avec le Petit Prince de Saint-Exupéry est clairement dit par l’artiste qui en est « fan ». Christelle Lheureux est dans la même thématique dans A carp in his mind. Dans sa vidéo, le jeune homme décrit des scène quelques peu épouvantables, l’enfant qui tète le sein de sa mère morte après la bombe d’Hiroshima. La vision du tableau de Poussin, La Peste d’Asdod (que vous pouvez voir au Louvre) m’est apparue alors. A quand une nouvelle séance vidéo ?

Cindy Théodore

Carnet de voyage

Article publié le : Vendredi 22 avril 2011. Rédigé par : Cindy Theodore

Une belle exposition, Carnet de Voyage, au musée de la Poste, L’Adresse, qui se termine demain.

C’est la deuxième édition. Des carnets de croquis, des pages, des aquarelles, des peintures concernant le voyage sont exposés. Les dessinateurs nous font faire le tour du monde en image.

Une découverte très sympa pour moi : chifan* !en Chine (*mangeons ) de Nicolas Jolivot.

C’est un petit livre qui nous fait voyager dans la/les cuisines chinoises. Délicieux !

Couverture et une page de Chīfàn* ! en Chine (*mangeons ) de Nicolas Jolivot.

CT.

ps: « Les pattes de Poules ! », pour Flo !

 

Who’s afraid of Ai Weiwei ?

Article publié le : Vendredi 15 avril 2011. Rédigé par : Cindy Theodore

Ai Weiwei sous surveillance:

Ai Weiwei et sa maman:

captures issues de la vidéo : Who’s afraid of Ai Weiwei ?

Liberté pour Ai Weiwei

Article publié le : Mercredi 13 avril 2011. Rédigé par : Liliane

Quatre articles sur AdNM, à propos de l’arrestation de l’artiste Ai Weiwei

Liberté pour Ai Weiwei !

Ai Weiwei, sa communication aux conférences TED, février 2011

Des nouvelles de Ai Weiwei

Comment le pouvoir tente d’enrayer le soutien à Ai Weiwei

General Idea et Mao

Article publié le : Mardi 12 avril 2011. Rédigé par : Cindy Theodore

Suite à la photographie de Feliz Partz mort prise par AA.Bronson, je poste ce petit « post ».

Moi je préfère Mao  …

Il est plus beau !

Non ?

Mao dans son cercueil de verre…

Mao Zedong’s remain , Yan Pei-Ming, huile sur toile, 170 x 200 cm, 2001

Richard Prince : le marché de l’art // la BNF

Article publié le : Lundi 11 avril 2011. Rédigé par : Cindy Theodore

Art price à récemment sorti son nouveau rapport sur le marché de l’art, voici un tour d’horizon de la situation de Richard Prince depuis 2009.

« L’année (2010) fut rude pour les recettes de Richard Prince, divisées par deux par rapport à la période juillet 2008-juin 2009. A l’époque, Prince dégageait 24,2 m€ pour 61 oeuvres vendues aux enchères tous media confondus. Cette année, l’adjudication de 43 lots a engrangé un résultat de 12,4 m€ (juillet 2008-juin 2009) dont 11,1 m€ enregistrés pour la vente de 10 toiles. L’artiste a connu une spirale ascensionnelle jusqu’à la fin de l’année 2008 : sa cote atteint alors son point culminant, affichant 550% de hausse depuis 2000. La demande s’est littéralement emballée après l’adjudication de sa première toile millionnaire, Tender Nurse, en novembre 2006. Entre ce premier sommet et une fin d’année 2008 mouvementée par la crise, Richard Prince a enregistré pas moins de 18 enchères millionnaires. Depuis l’essoufflement du marché, les enchères millionnaires se comptent sur les doigts d’une main : quatre ont tout de même été signées depuis le début de l’année 2009 (période janvier 2009-juillet 2010). Si les collectionneurs se disputent ses Cow-boys en photographie, les Nurses sont les sujets les plus prisés en peinture. Ses infirmières inspirées de stéréotypes de romans de gare ont fait le tour du monde. Sa plus belle enchère annuelle récompense Nurse in Hollywood #4, une acrylique de 2004 issue de la collection Halsey Minor et vendue l’équivalent de 4,5 m€ (Phillips de Pury & Company, New York, 13 mai 2010). Ce résultat exceptionnel, porté par une belle provenance, talonne à 200 000 € le record de Prince, signé à l’époque faste du marché (Overseas Nurse, vendu l’équivalent de 4,7 m€ le 1er juillet chez Sotheby’s Londres). » artprice, rapport 2009/2010

L’année 2010, étant écoulée, Richard Prince ne fait plus partie des 10 artistes en tête (2009). Il était 54ième en 2010.

L’exposition à la BNF est, semble –t-il un remake de ce qui marche le plus pour l’artiste. Lors de la discussion après la visite de l’exposition : « Oui », cette exposition sert à montrer Richard Prince, à monter sa côte en France et ailleurs…dommage.

CT

02//Philippe Decrauzat

Article publié le : Lundi 11 avril 2011. Rédigé par : Cindy Theodore

Voici ce qui est paru dans la revue 02 sur Philippe Decrauzat.

P.Decrauzat a investi l’espace du Plateau pour cette exposition. Le lieu n’est pas évident. Il a ainsi créer des œuvres spécialement pour le lieu. Il cite Gene Youngblood (1970, Expanded cinema) pour parler de sa peinture : « c’est une métamorphose de la perception ».  La pièce D.T.A.B.T.W.H.A.H.E. est la suite de Slow Motion , présenté à la galerie Elizabeth Dee à NY.

P.Decrauzat, D.T.A.B.T.W.H.A.H.E., 2011 (photo: ct)

P.Decrauzat,Slow Motion

La visite du dimanche 10 avril au Plateau réalisée par l’artiste lui-même en présence du commissaire et directeur du FRAC IDF, Xavier Franceschi a été très intéressante.

CT

Syrie. La mosquée al-Omari, transformée en hôpital de campagne

Article publié le : Samedi 9 avril 2011. Rédigé par : Liliane

http://www.liberation.fr/monde/01012330605-libye-l-otan-refute-toute-impasse

Vidéo amateur tournée à Deraa, à l’intérieur de la mosquée al-Omari, transformée en hôpital de campagne.

Livre d’artiste

Article publié le : Mercredi 6 avril 2011. Rédigé par : Wei-Wen Pan

Ce livre d’artiste est construit par des images de médias; des scènes capturées dans la télévision.
A chaque page, il y a une image ainsi que la bande son qui passe en ce moment; soit une phrase d’un dialogue, soit le silence. La composition de ces deux éléments forme un livre-objet qui raconte une histoire qui peut se lire en boucle.
Le concept du découpage et d’assemblage m’intéresse, ainsi que la liberté d’interprétation de chacun.