Amar KANWAR – au centre Pompidou
Article publié le : Jeudi 14 juillet 2011. Rédigé par : Cindy TheodoreActuellement au centre Pompidou, l’exposition Paris-Delhi-Bombay nous offre une vue de l’art contemporain indien et de ces influences sur la scène française.
Nous intéressant cette année aux livres, Amar Kanwar propose dans cette exposition une œuvre que je trouve superbe: The Counting Sisters and Other Stories (2011). Un vidéo projecteur projette des vidéos sur la page de droite, que le visiteur tourne à son rythme (il n’y a pas d’interactivité, la vidéo se déroule « normalement », que l’on tourne la page ou pas) et le texte du conte se trouve à gauche (en anglais). La vidéo contient du son.
The Counting Sisters and Other Stories (2011), Amar Kanwar, au Centre Pompidou
The Counting Sisters and Other Stories (2011), Amar Kanwar, au Centre Pompidou
Photos CT
Lust, le studio de graphisme et de design interactifs
Article publié le : Lundi 27 juin 2011. Rédigé par : LilianeA lire le bon article de Hui Li, sur l’OdNM
http://www.arpla.fr/odnm/?p=12195
à propos du site du studio de graphisme et design interactifs, Lust http://lust.nl/
Ai Weiwei et Anish Kapoor
Article publié le : Mercredi 22 juin 2011. Rédigé par : Cindy TheodoreParis Delhi Bombay et Ai Weiwei
Article publié le : Mardi 21 juin 2011. Rédigé par : Cindy TheodoreINHOTIM – Dialogue entre l’art et la nature
Article publié le : Lundi 20 juin 2011. Rédigé par : Fernanda TafnerInhotim est un institut culturel qui abrite la plus grande collection privée d’art contemporain de toute l’Amérique Latine. Il est localisé à quelques kilomètres de Belo Horizonte, au sud-est du Brésil. Il s’agit d’un immense parc naturel (photo 1) avec des nombreuses espèces cultivées et protégées. Une partie importante du paysagisme a été créée en collaboration avec Roberto Burle Marx (1909 – 1994). Les artistes sont exposés dans des pavillons individuels (photo 2) ou collectifs conçus par des architectes différents, mais aussi ses œuvres sont intégrées aux jardins.
J’ai y été au Inhotim en décembre dernier et je peux dire qui l’expérience est unique. Rien que pour le contexte, car il se situe véritablement au milieu de rien. C’est-à-dire, c’est à une heure de la capitale, dans une ville où normalement ne se passe rien. Alors tout d’un coup, on arrive dans un endroit spectaculaire dédié à la fois à la nature et à l’art contemporaine. C’est stupéfiant ! Je raconterais les deux expériences les plus marquants. Premièrement, celle de Janet Cardiff et George Bures Miller (photo 3). Pour arriver à son pavillon, on marche ou on prendre un véhicule qu’y nous amène. Le chemin est une expérience très agréable et sensorielle, au milieu d’un foret, les verts splendides, le parfum des feuilles. Puis l’expérience auditive magnifique de l’œuvre The Murder of Crows, installation auditive inspirée du Le rêve de la raison engendre des monstres, de Goya. On ferme les yeux et l’on écoute, c’est effectivement comme un rêve, un mélange des sensations. En sortant on retrouve une espèce de balcon (photo 4) avec des belles tables et chaises très confortables, où l’on peut s’asseoir, regarder encore le vert et prolonger les sentiments incités par l’expérience. Deuxièmement, le pavillon d’Hélio Oiticica, où se trouvent 5 Cosmococas, m’a beaucoup marqué. Les Cosmococas sont des installations constituées des diaporamas et des bandes sonores, chacune avec ses caractéristiques mais avec une proposition commune d’engendrer des actions et interactions sensorielles. D’une apparence un peu froide (photo 5), l’intérieur du pavillon est une fête. On passe d’une salle à l’autre et on est envahi pour l’atmosphère expérimental des œuvres (photo 6). Il faut absolument les éprouver et il n’y a pas un comment faire, il faut se laisser aller. Il y a même une piscine (photo 7) à disposition, avec de la musique et des projections particulières des Cosmococas. Ce n’est pas la peine d’y aller que pour regarder.
En sortant de ce pavillon, on est à nouveau ou parque, en plaine nature. L’expérience était si intense que je me sentis un peu perdue. Car on sort d’une sorte de rêve psychodelique, et l’on se dépare avec une ambiance plutôt sereine. C’est fort et très différent. Finalement on est vraiment dans un dialogue fréquent et direct avec la nature et l’art. C’est très curieux, je pense qu’il faut plusieurs visites pour se rendre compte vraiment de ce qui représente et de ce qui apporte ce mélange.
Patrick Tosani
Article publié le : Dimanche 19 juin 2011. Rédigé par : Fernanda TafnerAujourd’hui est terminée à la Maison Européenne de la Photographie, l’exposition rétrospective de Patrick Tosani, artiste contemporain qui utilise essentiellement la photographie comme moyen d’expression. En travaillant avec une très grande échelle, Tosani joue avec les proportions des objets pour interroger la réalité, il les decontextualise. Il nous invite à un changement de perception, comme dans la série des Talons (photo 1), où finalement ce qu’on voit peut être bien des sculptures géantes que des simples talons.
Le corps est aussi au centre de son œuvre, comme on peut apercevoir également par ses choix des objets, en général des utilitaires comme des chaussures, des cuillers, des tambours, des vêtements etc. Dans la série des Masques (photo2), où il utilise des pantalons moulés, il explore l’absence du corps et crée une image ambiguë, à la fois étrange et captivante. Déjà dans les Portraits braille (photo 3), il présente des images floues projetées sur des pages d’écriture Braille. Le visible, l’invisible et le toucher sont confrontés et le résultat est une image complexe mais très sensible.
Clairement conceptuel et minimaliste, le travail de Patrick Tosani est également très poétique. En Les Chaussures de lait (photo 4), il explore encore le thème du corps par les vêtements : « le corps y est absent et pourtant incarné par le lait, qui envahit la forme et déborde dans l’environnement ». On dit souvent des peintures hyperréalistes qu’elles rassemblent une photographie. De Les Chaussures de lait, on dirait bien des peintures surréalistes.
Exposition Construction(s)/Déconstruction(s)
Article publié le : Mardi 7 juin 2011. Rédigé par : Cindy TheodoreRENDEZ-VOUS LE MERCREDI 8 JUIN
POUR LE VERNISSAGE DE L’EXPOSITION
(de 12h à 18h) dans le hall de l’université Paris 8
En ce début de XXIe siècle, où l’ère de l’urbanisation, de la globalisation change notre rapport à l’espace, à la société et au temps, aborder le thème de la construction et aussi de la déconstruction n’est pas anodin. Chaque époque, chaque ville, chaque individu y a été confronté. Comment trouver l’équilibre ?
Juliette Singer et Jean-Max Colard écrivaient que «le chantier [peut être perçu] comme image du monde en transformation, et comme métaphore de la création artistique». Dans ce prolongement, nous mettons ici l’accent sur les liens entre la(les) construction(s) et la (les) déconstruction(s) en nous associant avec sept jeunes artistes talentueux, Marco Calderón, Marc Yu-Chieh Chan, Sung Young Cho, Sung Jae Revo Kim, Corinne Laurent, Hui Li et Zhenchen Liu. Comment les artistes perçoivent-ils cela et de quelle manière retranscrivent-ils ces questionnements ? L’utilisation des nouveaux médias apporte une pluralité de réponses possibles.
Les nouveaux médias, art de notre époque, sont peu représentés dans les institutions culturelles contrairement à la peinture et à la sculpture. Pour cette exposition, l’espace leur est entièrement consacré. Nous sommes face à un nouveau phénomène, les nouvelles connectivités créent de nouvelles formes d’interactions avec différents domaines, tel que l’art, la technologie. Cela engendre une diffusion globale de l’art des nouveaux médias.
Hui Li & Cindy Théodore,
Commissaires de l’exposition
L’exposition aura lieu du mercredi 8 au mardi 21 juin 2011, du lundi au vendredi, de 12h à 18h, dans le hall d’exposition de l’Université Paris 8.
ENTRÉE LIBRE
adresse :2 rue de la Liberté, Saint-Denis
métro 13: Saint-Denis Université
partenaires : le FSDIE de l’Université Paris 8, Let me make art
association LET ME MAKE ART
Morellet au Centre Pompidou
Article publié le : Samedi 21 mai 2011. Rédigé par : Cindy TheodoreJace à la galerie Magda Danysz
Article publié le : Jeudi 19 mai 2011. Rédigé par : Gaspard ImbertL’artiste bientôt quadragénaire originaire de la Réunion nous livre cette fois une toute autre dimension de sa production artistique. Celle-ci n’est pas à l’extérieur mais bien présente sur les murs de la galerie de la rue Amelot. Jace joue au provocateur et s’approprie des images à tendance éducative des années 70, qu’il recompose avec ironie et dont il transforme le sens, sens qui était plutôt naïf à la base. Par exemple, en plaçant des bouteilles d’alcool et quelques pétards entre les mains d’enfants déjà souriants; ou en introduisant des gremlins, ou bien un Casimir malade, un Ronald (de Mcdonald’s) plutôt sadique, un Ben Laden mesquin, ainsi que toutes sortes d’objets et de gestes obscènes au beau milieu de scènes de vie familiales à l’eau de rose. A consommer sans modération !