-- La figure dans le paysage (Paris 8) » «I went»

INHOTIM – Dialogue entre l’art et la nature

Article publié le : Lundi 20 juin 2011. Rédigé par : Fernanda Tafner

Inhotim est un institut culturel qui abrite la plus grande collection privée d’art contemporain de toute l’Amérique Latine. Il est localisé à quelques kilomètres de Belo Horizonte, au sud-est du Brésil. Il s’agit d’un immense parc naturel (photo 1) avec des nombreuses espèces cultivées et protégées. Une partie importante du paysagisme a été créée en collaboration avec Roberto Burle Marx (1909 – 1994). Les artistes sont exposés dans des pavillons individuels (photo 2) ou collectifs conçus par des architectes différents, mais aussi ses œuvres sont intégrées aux jardins.

J’ai y été au Inhotim en décembre dernier et je peux dire qui l’expérience est unique. Rien que pour le contexte, car il se situe  véritablement au milieu de rien. C’est-à-dire, c’est à une heure de la capitale, dans une ville où normalement ne se passe rien. Alors tout d’un coup, on arrive dans un endroit spectaculaire dédié à la fois à la nature et à l’art contemporaine. C’est stupéfiant ! Je raconterais les deux expériences les plus marquants. Premièrement, celle de Janet Cardiff et George Bures Miller (photo 3). Pour arriver à son pavillon, on marche ou on prendre un véhicule qu’y nous amène. Le chemin est une expérience très agréable et sensorielle, au milieu d’un foret, les verts splendides, le parfum des feuilles. Puis l’expérience auditive magnifique de l’œuvre The Murder of Crows, installation auditive inspirée du Le rêve de la raison engendre des monstres, de Goya. On ferme les yeux et l’on écoute, c’est effectivement comme un rêve, un mélange des sensations. En sortant on retrouve une espèce de balcon (photo 4) avec des belles tables et chaises très confortables, où l’on peut s’asseoir, regarder encore le vert et prolonger les sentiments incités par l’expérience. Deuxièmement, le pavillon d’Hélio Oiticica, où se trouvent 5 Cosmococas, m’a beaucoup marqué. Les Cosmococas sont des installations constituées des diaporamas et des bandes sonores, chacune avec ses caractéristiques mais avec une proposition commune d’engendrer des actions et interactions sensorielles. D’une apparence un peu froide (photo 5), l’intérieur du pavillon est une fête. On passe d’une salle à l’autre et on est envahi pour l’atmosphère expérimental des œuvres (photo 6). Il faut absolument les éprouver et il n’y a pas un comment faire, il faut se laisser aller. Il y a même une piscine (photo 7) à disposition, avec de la musique et des projections particulières des Cosmococas. Ce n’est pas la peine d’y aller que pour regarder.

En sortant de ce pavillon, on est à nouveau ou parque, en plaine nature.  L’expérience était si intense que je me sentis un peu perdue. Car on sort d’une sorte de rêve psychodelique, et l’on se dépare avec une ambiance plutôt sereine. C’est fort et très différent. Finalement on est vraiment dans un dialogue fréquent et direct avec la nature et l’art. C’est très curieux, je pense qu’il faut plusieurs visites pour se rendre compte vraiment de ce qui représente et de ce qui apporte ce mélange.

 

 

Renée Levi et le Credac

Article publié le : Samedi 7 mai 2011. Rédigé par : Hui Li
http://www.vimeo.com/23405222

Société Réaliste: Empire, State, Building

Article publié le : Lundi 2 mai 2011. Rédigé par : Liliane

Société Réaliste: Empire, State, Building, exposition au Jeu de Paume, finit le 8 mai 2011.
Société Réaliste est une coopérative parisienne de production artistique, créée en juin 2004 par Ferenc Gróf [a été étudiant à Paris 8 en arts plastiques] et Jean-Baptiste Naudy, duo dont le travail explore les récits de l’histoire, de l’économie, de l’architecture et de l’art à travers ses signes visuels.


Photogramme du vidéo-portrait des deux artistes
http://www.societerealiste.net/

Pina Bausch

Article publié le : Dimanche 1 mai 2011. Rédigé par : Xiaozhi Chen

En ce moment, il y a deux films sur Pina Bausch, une danseuse et chorégraphe allemande http://fr.wikipedia.org/wiki/Pina_Bausch. Le premier film Pina est un film documentaire en 3D, réalisé par Wim Wenders, l’autre est une pièce d’elle, Les rêves dansants.

Lothar Baumgarten à la Galerie Marian Goodman

Article publié le : Jeudi 28 avril 2011. Rédigé par : Xiaozhi Chen

L’artiste Lothar Baumgarten présente son œuvre Fragmento Brasil à la Galerie Marian Goodman jusqu’au 21 mai. Six projecteurs de diapositives synchronisés groupés en trois paires, deux projecteurs individuels additionnels, un total de 648 images projetées, trois sources visuelles et quatre versions créent une ambiance multiple culturelle…

http://www.mariangoodman.com/exhibitions/2011-04-09_lothar-baumgarten/

Malachi Farrell au MAC/VAL

Article publié le : Lundi 21 mars 2011. Rédigé par : Xiaozhi Chen
Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

http://malachifarrell.com/

Malachi Farrell, un artiste d’origine irlandais qui vit et travaille à Malakoff, il réalise des installations sonores et animés, « situé à mi-chemin entre une forme de sculpture en expansion (type Jason Rhoades) et une forme d’expression spécifiquement urbaine (type théâtre de rue) … Catherine Francblin Artpress, 258, juin 2000 ». Il est très sensible à l’attention des questions sociales et politiques, comme ses références permanentes aux événements traumatisants de notre histoire (assassinat des leaders noirs, drame du Heysel, exécution du couple Rosenberg, exécution d’Odell Barnes, etc). A travers son univers mécanique, électromécanique et sonore, on voit une grande influence de la culture punk et industrielle, dans laquelle l’artiste se baigne lorsqu’il était petit.

Dans Nature Morte où il est principalement question de la peine de mort. « En 1951, aux Etats-Unis, le couple Rosenberg est condamné à la peine capitale, présumé avoir livré à l’URSS des informations concernant la fabrication de la bombe atomique… Retentissent les trois coups… le rideau se lève laissant apparaître un couple sans doute lié pour l’éternité. Leur corps de lauriers (comme pour signifier une époque révolue) semblent ne plus bouger, prostrés à tout jamais sur des trônes terrifiants. Société glorifiée, couronnée de lauriers, elle se pense sans failles et sans contradictions. Et pourtant retentissent de terribles bruits : des portes se referment, des serrures se resserrent, des cris se répètent…murmures douloureux du milieu carcéral figé dans une structure encore très archaïque. Rendant le spectateur voyeur et complice, Les Chaises électriques l’installe dans une position difficile à assumer : l’horrible impossibilité de pouvoir ignorer. Violente confrontation face à une réalité très souvent oubliée. Les Chaises électriques, ou le cynique spectacle de la peine capitale servi par de nouvelles technologies moyenâgeuses. ».

La Gégène est une œuvre de Malachi Farrell de 2007 (achetée par le musée d’Art contemporain du Val de Marne cette même année), il évoque explicitement la guerre d’Algérie à la fin des années cinquante.

afterart news, division of onestarpress

Article publié le : Samedi 12 mars 2011. Rédigé par : Liliane

Un éditeur d’art Onestarpress, a une succursale à Paris Afterart News qui édite un journal du même nom afterart news, et son blog (où l’on voit l’éditrice Mélanie Scarciglia) avec en date du 11 mars 2011, la très intéressante exposition chez Yvon Lambert de Jonathan Monk, It’s a Circus.

Le site d’Yvon Lambert
livre toutes les photos de l’exposition. Esprit bauhaussien Mondrian revisited.


© Yvon Lambert

Du 10 mars au 8 avril 2011.
Galerie Yvon Lambert
«Une série de 23 tableaux monochromes de Jonathan Monk est installée dans la galerie Yvon Lambert par une troupe de cirque composée de deux acrobates au sol, un acrobate aérien, quatre jongleurs, trois échassiers et deux mimes. Dans un mélange de couleurs et d’énergie les peintures seront installées suivant une chorégraphie précise dictée par Jonathan Monk (né en 1969 à Leicester, Angleterre / vit et travaille à Berlin). La scène de ce cirque sera le grand espace de la galerie Yvon Lambert Paris. Le public ne pourra pas assister à cette performance, et ne pourra que constater de l’effervescence de l’accrochage au travers les 23 photographies présentées dans la première salle de la galerie, selon les mots de l’artiste:
« the act painting will be almost hidden
 the paintings await to be activated.
 the paintings become what they are during the days before the
 exhibition is made public.
 they are nothing at the moment
 they are there to become something
 a magical energy will be added by people who are there to perform the magical act. »
Un petit journal qui explique la genèse du projet sera distribué gratuitement pendant le vernissage, le 10 mars de 18h à 21h.

Autre adresse à explorer

Three Star Books • 49, rue Albert • 75013 Paris France
email us

Agenda- les trésors cachés du cinéma francais- Jacques Baratier

Article publié le : Vendredi 18 février 2011. Rédigé par : Andra Chitimus

J’ai eu l’occasion récemment de voir quelques films de Jacques Baratier que je connaissais pas avant, et je vous conseille d’aller vite à la cinémathèque pour voir ses films débiles! Voila la description dans la brochure de la cinémathèque et quelques images des films.

Jacques Baratier, l’enchanteur

« Vous avez inauguré un style de film tout à fait original et qui offre de nouvelles perspectives. Nous avons été lents à reconnaître Picasso et Stravinsky, cela pourrait bien être le cas avec votre film La Poupée. » King Vidor
Dialogue entre Bernadette Lafont et André S. Labarthe

A.S.L. : Il est arrivé au cinéma par hasard. Parti sur un coup de tête avec sa boîte de peinture en 1947 pour traverser l’Afrique, Jacques Baratier rencontre une troupe de cinéastes en Algérie, et c’est le déclic : il abandonne ses pinceaux et s’en va avec les gens du voyage…

B.L. : À l’époque, ce qui l’intéressait, c’était la peinture et la littérature. Et voilà qu’en plein désert algérien il découvre que le cinéma était un peu l’alliance de tout ça.

A.S.L. : Oui, le cinéma était une sorte de lunette d’approche pour lui, pour observer ce dont il était curieux. Tout rentre dans le cinéma, tout ne rentre pas dans la peinture, il l’avait compris. Ce qu’il y a de formidable, c’est qu’il a réussi à faire des films sans rentrer dans l’institution du cinéma avec un grand C. Le cinéma, c’était tout à coup une clé pour être libre. Il se serait senti moins libre s’il avait écrit, s’il avait peint parce que cela obéit à des rites. On peut exercer le cinéma de mille façons. Avec le cinéma, il découvrait que tout ce qu’il aimait dans la vie pouvait être attrapé. Il a commencé à faire du cinéma au début de la Nouvelle Vague et son premier long métrage, Goha, est un conte écrit en arabe par le poète libanais Georges Shéhadé. C’est un film contemporain de la Nouvelle Vague et qui ne ressemble à aucun autre. Les autres se ressemblent entre eux, lui est toujours à part. Le cinéma a été pour lui une espèce d’instrument magique pour approcher et donner vie à tout ce qu’il aimait.

B.L. : Le cinéma, baguette magique de l’enchanteur Baratier. Dans son cinéma, les gens se croisaient comme ils ne se croisent pas dans la vie. Ses amis Boris Vian et Audiberti jouaient avec lui à ce jeu de passe-muraille.

A.S.L. : Ce qui vient en premier plan dans ses films, c’est la poésie, pas la machine cinématographique. Il faisait un cinéma qui inventait son propre territoire. D’habitude les gens travaillent sur le même territoire, mais lui en a changé continuellement. La matière de ses films ne préexiste pas. Quand je dis matière, je veux dire tout, du scénario aux acteurs, on a l’impression que cela vient juste de la veille ou du matin même. C’est cette façon d’être au présent qui le rend assez unique. Il n’y a pas beaucoup de cinéastes qui sont au présent, à part Jean-Luc Godard quand il est en forme.

B.L. : Jacques est le cinéaste de l’air du temps. Il ne s’intéressait d’ailleurs qu’au moment présent. Il ne parlait jamais du passé ou de ce qu’il avait fait. Il a toujours fait des films très différents les uns des autres. L’Or du Duc, avec Claude Rich et Jacques Dufilho, est une comédie, j’ai très envie de le voir, c’est je crois son film le plus autobiographique. Goha est aussi quelque part son portrait, Omar Sharif interprète un personnage à la fois naïf et merveilleux. J’aimerais aussi beaucoup revoir Dragées au poivre, ce film m’avait beaucoup amusée à l’époque. Il y avait toutes les vedettes du moment, de Signoret à Belmondo.

A.S.L. : Le moment où c’est arrivé, on ne s’y attendait pas. Et venant de Baratier, c’était surprenant.

B.L. : Mais rien ne peut me surprendre venant de Jacques. Déjà La Poupée m’avait beaucoup frappée. J’avais été très impressionnée par l’acteur polonais Zbigniew Cibulsky et par le travesti belge. C’était la première fois qu’on voyait un travesti à l’écran, il danse merveilleusement.

A.S.L. : Il aimait jouer de tous les tabous.

B.L. : Il est inclassable. D’ailleurs, ses films sont invisibles. Qui a vu Métier de danseur, son film sur Jean Babilée tourné en 1953, dix ans avant que Rivette ne le fasse tourner ? Qui a vu Opération séduction, seul film où l’on assiste au premier contact d’Indiens du Brésil avec des Blancs ? Quand je parle de l’air du temps, c’est aussi de cela : l’art de saisir les choses au moment où elles arrivent. Il est là, il tourne.

A.S.L. : Je me souviens d’un voyage de Belfort à Paris. Il m’a entraîné dans son univers en me parlant des gens qu’il avait connus, Saint-John Perse, Gurdjieff, Pomerand, Saint-Exupéry… tout en abordant au bar des inconnus ou les jeunes femmes qui lui plaisaient. La place de Baratier c’est ça, il est sans doute celui qui a le mieux attrapé l’esprit d’une époque. La plupart du temps, j’exagère exprès, mais enfin les films qu’on va voir c’est des films qu’on a déjà vus. On sait ce qu’on va trouver comme quand on fait le marché chez les commerçants habituels. Alors que chez Baratier pas du tout, c’est la surprise totale parce qu’il n’obéit pas aux codes même pour les détourner, il les ignore. Il filme comme un poète écrit un poème. Chez Baratier, on a l’impression qu’il y a une espèce d’insouciance qui est à la base de son travail.

B.L. : Lui, ce qu’il aime, c’est le jaillissement de la vie.

A.S.L. : C’est ce qu’on retrouve dans Désordre. Ses films bougent tout le temps, c’est dans ce sens qu’ils lui ressemblent. Il les remontait sans fin. En ne se souciant ni des problèmes d’espaces, de temps, de raccords, il était capable de tourner un plan pour le raccorder à une séquence qu’il avait fait trente ans avant. On avait l’impression que le cinéma était pour lui un univers au-dessus de l’univers dans lequel on vit, moins lourd, moins pataud, où on pouvait circuler dans tous les sens. Alors que pour beaucoup de cinéastes, la majorité, ils ne rêvent qu’à emprisonner leurs spectateurs, comme a su le faire magistralement Hitchcock, référence absolue. Mais Baratier, comme Renoir ou Rouch, a eu instinctivement une tout autre ambition à l’égard de ses spectateurs : celle de leur donner la clé des champs.

Propos recueillis à Paris en septembre 2010.

Si cette description vous dit rien, vous devez y aller pour voir Boris Vian ou Pierre Schaeffer (oui, celui-la!) jouer l’architecte, bien que Jean Paul Belmondo, Anna Karina et des autres stars dans des rôles inattendus.

Aussi, cet blog a des articles très compréhensives sur la rétrospective.

**************************séances*******************************

Martin Parr au Pompidou aujourd’hui a 19h

Article publié le : Dimanche 6 février 2011. Rédigé par : Andra Chitimus

Le superstar britannique Martin Parr sera au centre Pompidou ce soir pour un conference-entretien. Venez voir le grotesque et la magie du quotidien, capturé par des photos glossy et saturées  avec un glow technicolor.

Si vous n’etez-pas convaincues, jetez un œil sur son site.

*************MORE INFO************

La Galerie des multiples

Article publié le : Mardi 7 décembre 2010. Rédigé par : Liliane

Exposition La Rowboat Bow à la galerie de multiples

le samedi 11 décembre 2010 à partir de 18 heures.
17, rue Saint-Gilles 75003 Paris
Du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous

Dans l’esprit du livre d’artiste, tel que défini par Sylvie Boulanger, «depuis 2003, la galerie de multiples http://www.galeriedemultiples.com/ produit et diffuse des œuvres originales multiples.
Son ambition est de participer à l’accessibilité de l’art, de proposer des œuvres dont le prix est plus accessible que celui des œuvres uniques.»

Sur une initiative de Jeff Rian (journaliste au magazine Purple notamment, que nous avions reçu à Paris 8, le 24 octobre 2001, à l’invitation de Jean-Michel Géridan. « Critique d’art, Jeff Rian est aussi musicien. Entouré d’amis musiciens regroupés sous le nom Rowboat, il vient d’enregistrer un disque, The Battle Songs, dont les producteurs exécutifs sont Dike Blair et Richard Prince. C’est en discutant avec Dike Blair et Richard Prince que Jeff Rian eut l’idée de réaliser un coffret qui comprendrait non seulement le disque mais aussi des éditions limitées d’artistes :
Vito Acconci, Lewis Baltz, Dike Blair, Stéphane Dafflon, Marceline Delbecq, Anders Edström, Véronique Joumard, Richard Prince, Alain Séchas, Jean-Luc Vilmouth.
Cette liste est tout aussi étonnante que parfaitement rationnelle : Jeff Rian a écrit pour chacun de ces artistes.
La Rowboat Box se présente sous la forme d’un coffret accueillant le disque de Rowboat, Battle Songs (en fait, deux disques, l’un sous forme de vinyle, l’autre de cd) et l’ensemble des éditions réalisées par les artistes (10 en tout).
La Rowboat Box est donc l’édition de tête de Battle Songs.

Éditée en 50 exemplaires, elle sera présentée sous forme d’exposition pour la première fois à la Galerie des multiples.»