Je suis dans mon stage à Mains d’œuvres, en tant que médiatrice culturelle.
http://www.mainsdoeuvres.org/
Un bâtiment de 4000 m2, ancienne usine Valéo, Mains d’œuvres a été transformé en centre de création artistique, et crée un lien entre le publique et des artistes de toutes disciplines. Il y a la salle d’exposition, des salles de répétition, de concert, de cinéma, de théâtre, ouvert à tous, Mains d’œuvres propose également de multiple activités : ateliers jeune public et de pratique artistique, cour de danse, studios de musique, formations sur les technologies temps réel et un restaurant. Avec 10 ans d’expérience, chaque année, ce lieu accompagne presque 200 artistes, qui veulent un échange sur leurs travail en toute liberté ou faire une présentation. Tout moyen, quel qu’il soit, pour la communication avec le grand publique.
Le lieu de Mains d’œuvres me fait penser à un autre centre d’art contemporain – Le 798 Art Center à Pékin, aussi appelé Dashanzi art district, est une communauté d’artistes contemporains dans le quartier du même nom, dans la banlieue nord-est de Pékin. 798 était le nom codé d’une usine de fabrication de pièces détachées pour radio construite dans les années cinquante, l’usine a fermé et les lieux ont été investis par des artistes, des associations culturelles pour y installer des ateliers, des galeries, des bars, des studios, des agences de publicité… C’est un lieu d’avant-garde à Pékin.
L’exposition La Famille Farrell , dont je m’occupe, est réalisée par les trois frères Farrell. D’origine irlandaise, deux plasticiens (Seamus et Malachi) et un musicien (Liam alias Doctor L) composent un univers multiple. La famille est comme la société depuis toujours, celle-ci pour la première fois, montre ensemble leur rêve et leur vie au publique. Les trois artistes sont très forts dans leur propre domaine, mais ils ont beaucoup de points communs, donc Mains d’œuvres leur a proposé de se réunir. Le thème de l’exposition est une vision imaginaire de l’aéroport, monté comme un spectacle de notre culture contemporaine. Entré par un étroit couloir décoré de rétroviseurs, on peut voir des annonces gravées sur les miroirs, puis on tombe dans un espace assez sombre, auquel notre œil a besoin d’un temps pour s’adapter. Une maquette d’avion en bois sortant de la fumée, une tête chercheuse lumineuse, des chaussures suspendues qui parlent, le bruit d’un moteur, le petit train électrique qui tourne, des immeubles en carton, des peinture comme graffiti… Ce qu’on voit est une «chambre de jouet», par contre de l’autre côte, on parle politique et histoire par des fictions vidéos, des sons et de la musique, on peut dire qu’ils critiquent sensiblement et directement la société. En faisant la navette entre irréel du rêve et réel de la vie, les artistes ont réussi à mettre un scénario dans l’espace et dans le temps. En plus, cette exposition est une double exposition, ici le décollage à Mains d’oeuvres et l’atterissage aura lieu à la Maison Populaire, ou bien encore le crash…



http://www.youtube.com/user/mainsdoeuvres1#p/a/u/0/7OTxyRRhQ9g