10. Le livre et l’objet transitionnel. 15. 12. 2010

Le dernier livre de Bernard Stiegler, Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue, de la pharmacologie, s’ouvre sur une redéfinition de l’objet transitionnel, qui n’existe que parce qu’il ouvre un «espace transitionnel». Repartant de Winnicott, et de ce premier espace transitionnel de la mère à l’enfant, qui passe par cet objet, on ne peut s’empêcher de trouver dans ces cinq premières pages, l’éclaircissement théorique qui nous serait utile pour définir le livre, d’autant que subrepticement, le livre d’enfant s’est glissé dans les corpus de livres d’artistes, qui est notre objet d’étude. Le livre convient à la définition de l’objet transitionnel tel que le décrit Stiegler, un pharmakon. Quand au livre d’artiste, numérique ou non, si le livre d’artiste est un livre, la question peut se poser ainsi : Quand y-a-t-il livre d’artiste?
Les pages d’ouverture du livre de Stiegler à lire ensemble selon la méthode de Marc-Alain Ouaknin. une phénoménologie du livre… Et nous nous projetterons This Side of Paradise de Jonas Mekas pour Noël en fin de séance ainsi que le film de Cindy: Alain Bernardini, Tout est dedans (Rennes, cabinet du livre d’artiste, 10 décembre 2010).





annexe :
relire Mc Luhan «Le message, c’est le médium» (en anglais, «The medium is the message») sur un vieux site http://www.philo5.com/Les%20philosophes/McLuhan.htm
sur Ubuweb, le numéro 4 de la revue Aspen http://www.ubu.com/aspen/aspen4/index.html
et http://www.ubu.com/sound/mcluhan.html