| Artifices 3 | 5 novembre-4 décembre 1994 | Mise en mémoire, accès à la mémoire |
Force nous est de constater que, si les multimédias occupent désormais le devant de la scène sur les plans commerciaux et médiatiques, la création semble peu prise en compte. Pourtant l'apparition de ce nouveau médium, annoncé et exploré depuis de nombreuses années par certains chercheurs et artistes, devrait concerner rapidement les jeunes artistes et les étudiants en art. Le Laboratoire d'Artifices devrait se construire sur deux plans : mettre en réseau des auteurs disposant nécessairement de moyens individuels; fonder un lieu de réflexion et d'expérimentation, de soutien à la production et à la diffusion, résolument tourné vers l'art contemporain. Objet central du Laboratoire, l'interactivité se rattache à l'idée des oeuvres en fonctionnement, à l'« art at work » que désigne Nelson Goodman lorsqu'il considère davantage les oeuvres d'art comme des machines ou des personnes, c'est-à-dire comme des entités dynamiques qui ont souvent besoin d'être mises en marche, remises en marche et maintenues en fonctionnement. Ce que les oeuvres sont dépend de ce qu'elles font 1. Outre des travaux présentés individuellement, les propositions pour le Laboratoire proviennent des ateliers et écoles suivants : Université Paris 8; Université Paris 1; École nationale supérieure des beaux-arts; École nationale supérieure des arts décoratifs; École nationale supérieure de création industrielle; École supérieure d'art et de design d'Amiens; École nationale des beaux-arts de Bourges; École nationale des beaux-arts de Nancy; École régionale des beaux-arts de Nantes; Association Transports; Art 3000. Note :
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