| Artifices 3 | 5 novembre-4 décembre 1994 | Mise en mémoire, accès à la mémoire |
| Installations |
Le fait de ramasser et de collectionner est déjà un acte de mémorisation. Lors de la collecte se produisent de nombreuses impressions qui n'appartiennent pas directement à l'objet et vibrent autour de lui. Il y a un moment, ou un lieu, où sont stimulés certains sentiments et certaines associations. J'utilise une banque de données pour élaborer quelque chose à partir de ces informations. Les numéros établissent le lien entre l'objet et les données, et le nom qui évoque le plus souvent l'objet est l'information verbale la plus concentrée. La description comprend des informations immanentes et non immanentes à l'objet. Mon travail principal a consisté à établir un catalogue de critères qui puissent être appliqués à chaque objet. Le fait de décrire aiguise la perception et fait comprendre la complexité du monde des objets. Une interaction se développe alors entre la description et la création. Chaque chose est l'empreinte de forces, et à chacune s'attache ainsi une forme de perfection. Comme il n'y a pas de raisons de choisir une forme plutôt qu'une autre, la construction d'un système de relations est une solution pour échapper au choix arbitraire d'une part, et à la mythification d'autre part.
|